Louis-Philippe CRÉPIN

(Paris 1772 – 1851) 

Promeneurs dans une grotte lacustre

Huile sur toile

H.38 cm ; L. 46 cm

Signée en bas à gauche « Crépin fct »

Formé à Paris dans les ateliers de Joseph Vernet puis d’Hubert Robert et enfin de Jean-Baptiste Regnault, ce paysagiste est considéré au XIXe siècle comme le plus fidèle continuateur de l’œuvre de Vernet. Il poursuit en quelque sorte la production de son premier professeur en réalisant de nombreuses vues des ports de France mais est également le peintre des grandes batailles navales de la Révolution, de l’Empire et de la Restauration, comme en témoigne une large part de sa production commandée par Napoléon 1er et ensuite le Ministère de la Marine. Louis-Philippe Crépin mettra à profit ses quatre années passées en mer entre 1794 et 1798 comme gabier et timonier pour rendre avec précision les détails caractéristiques des navires. Nommé peintre officiel de la Marine il obtient un atelier au sein du Ministère. Dans une lettre datée du 14 janvier 1832 et dans laquelle il sollicite la Légion d’honneur il rappelle en quelques lignes sa carrière : « Peintre artiste de la marine par décision ministérielle. Depuis 1793, j’ai constamment servi ou travaillé pour la marine : à bord de vaisseaux de guerre comme marin à la manœuvre et la timonerie alternant le service à la mer … ». L’artiste participe de façon régulière au Salon de 1796 à 1835, il y présente presque exclusivement des vues de ports et des scènes de batailles navales.

 

Les nombreuses marines de Crépin risquent d’occulter un autre pan de sa production, celui dont nous présentons ici une œuvre typique. En effet, Crépin est aussi un paysagiste délicat particulièrement romanesque dans ses sujets terrestres dont d’aucun saura reconnaître un air de paternité bien connu.

 

Les rochers étincelants, l’arbre écorché, les effets de reflets dans l’eau, les modulations de la lumière sur les différents types de roches et enfin les personnages qui animent cette scène, appartiennent à cette veine naturaliste des dernières années du siècle, comme Hubert Robert en a donné l’exemple le plus célèbre. Crépin, dans ces tableaux, s’inscrit dans la tradition des paysagistes flamands et hollandais du Siècle d’or et montre une affinité d’appréhension de la nature et une sensibilité proche de celle de peintres comme Simon Lantara ou encore Lazare Bruandet.

 

Dans notre toile, les leçons d’Hubert Robert sont perceptibles, non seulement par ce sujet souterrain illuminé, mais aussi dans la manière de travailler la touche par de délicats empâtements notamment sur les costumes des personnages. Le chien et l’homme escaladant un rocher sont très proches de certains petits personnages du maître incontesté des paysages composés.

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